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Pourquoi l’Ikigaï ne fonctionne pas

L'Ikigaï n'est pas la solution miracle. Voici pourquoi.

Vous avez sûrement déjà entendu parler de l’Ikigaï, ce concept japonais devenu très populaire dans le milieu du développement personnel.

Présenté comme la solution miracle pour trouver votre mission de vie, il crée aussi beaucoup de frustrations. 

Dans cet article, je vous parle des limites de ce modèle et pourquoi il ne fonctionne pas dans de nombreux cas.

Vos réponses sont biaisées

Le concept de l’Ikigaï vous invite à identifier le combo parfait entre ce que vous aimez, ce en quoi vous êtes doué·e, ce dont le monde a besoin et ce pour quoi vous pouvez être payé·e. Si cela semble être un concept plutôt simple et intuitif, répondre à ces questions est en fait beaucoup plus compliqué que ça en a l’air.

Identifiez ce que vous aimez : S’il est important de faire des tâches dans lesquelles on prend du plaisir, il y a de grandes chances que vos réponses à cette question ne vous aident pas à trouver un métier. En effet, les réponses à cette question sont souvent liées à votre vie personnelle comme “passer du temps avec mes proches, faire des voyages, faire de la couture, etc.” Difficile de projeter un métier sur ce type d’activités.

Ce dans quoi vous êtes doué·e : Exercer un métier revient à vendre ses compétences, c’est une évidence. Mais si vous souffrez du syndrome de l’imposteur ou que vous avez tendance à vous dévaloriser, répondre à cette question vous paraîtra très difficile. Vous risquez de vous sous-estimer et vous n’envisagerez probablement pas tous les métiers sur lesquels vous pouvez monter en compétences dans le futur. Un métier, ça s’apprend, alors limiter la réflexion à vos aptitudes à cet instant t est très réducteur et risque de vous enfermer dans votre zone de confort.

Ce pour quoi vous pouvez être payé·e : Difficile de répondre à cette question sans se mettre des barrières ! Personnellement, je découvre de nouveaux moyens d’être payé·e chaque semaine. Je ne pensais pas qu’on pouvait être payé·e à faire du coaching capillaire jusqu’à ce que je rencontre Ylanaé. J’ai d’ailleurs été très surprise de savoir que son activité était plus rentable que son ancien poste salarié. Ma conclusion : on peut être payé·e pour bien plus de choses qu’on ne l’imagine.

Ce dont le monde a besoin : Idem. Impossible de savoir ce dont le monde entier a besoin. En refléchissant à cette question, vous risquez de vous enfermer dans vos croyances et n’envisagerez pas forcément des besoins très éloignés des vôtres. Vous serez probablement limité·e dans votre vision des choses et il est probable que vous passiez à côté de nombreuses opportunités.

Trouver quelque chose qui fonctionne sur tous les plans rajoute de la pression

En vous invitant à trouver ce combo parfait, l’Ikigaï vous met une pression folle. Alors qu’en réalité, très peu de personnes réunissent tous ces éléments en simultané dans leur poste. Les situations sont aussi évolutives. En effet : 

  • Tout au long de votre vie, vous pouvez apprendre de nouvelles compétences et vous former à de nouveaux métiers. Vous pouvez tout à fait choisir un métier dans lequel vous n’êtes pas doué·é pour le moment et vous y  former. Il y a aujourd’hui beaucoup d’offres de formation continues et de nombreuses possibilités de financement qui peuvent vous faciliter la tâche !
  • Vous pouvez exercer un métier qui n’a rien à voir avec ce que vous aimez faire dans votre vie personnelle. D’ailleurs, faire un métier “passion” n’est pas forcément une bonne idée car professionnaliser sa passion la transforme : ce n’est pas parce que vous aimez faire de la pâtisserie que vous apprécierez de faire des chouquettes tous les jours !
  • Vous pouvez trouver votre épanouissement dans l’équilibre qu’offre un poste salarié et un side project non rémunéré. Certaines activités sont difficilement monétisables (écrire un livre, avoir un podcast, faire de la couture, etc.) et sont en général plus épanouissantes sous forme de side project à mener en parallèle d’un poste salarié rémunérateur. Dans ce cas, c’est l’équilibre global de ces deux situations combinées qui vous apporte du sens et de la satisfaction.
  • Vous pouvez avoir un métier très épanouissant sans que ça ne soit un réel “besoin pour le monde”. La notion d’utilité est très subjective et vous pouvez trouver des façons multiples de vous rendre utile. Vous pouvez par exemple avoir un métier que vous jugez peu utile au monde qui sert à subvenir à vos besoins financiers et faire du bénévolat dans des associations quelques heures par semaine. De ce fait, vous êtes aussi dans la situation où faites quelque chose dont “le monde a besoin”.

Ce qui fonctionne vraiment

Tout d’abord, tant que vous restez dans votre tête, toute votre réflexion sera teintée par votre expérience et vos croyances sur le monde du travail. Alors que dans les phases de questionnements, ce dont vous avez le plus besoin, c’est d’un espace neutre pour mener une réflexion avec le moins de biais possibles.

C’est pour ça que l’on vous conseille de vous faire accompagner. Que ce soit en bilan de compétences ou en coaching professionnel, l’accompagnement d’un·e professionnel·le vous aidera à prendre du recul, identifier d’autres perspectives et à voir votre situation sous un autre angle. Un accompagnement de qualité sur plusieurs mois vous apportera bien plus que des exercices réalisés en solitaire.

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