Que faire des conseils qu’on nous donne quand on est perdue ?

Lorsque l’on est perdue, que l’on traverse une période de doute ou de questionnement, il n’est pas rare de recevoir des conseils (sollicités ou non) de son entourage. 

Je ne te vois pas trop là-dedans”, “Être auto-entrepreneur·se c’est risqué”, “La période n’est pas idéale pour quitter un CDI ”… Que ce soient vos parents, votre partenaire ou vos ami·e·s, chacun·e y va de son petit conseil. Et lorsque l’on est perdu·e professionnellement, on peut vite se sentir submergé·e ou découragé·e par cette marée de conseils.

En effet, s’ils partent toujours d’un bon sentiment, ces conseils peuvent aussi nous mettre des bâtons dans les roues et nous freiner dans nos élans. 

Alors, que faire des conseils de ses proches lorsque l’on se reconvertit ? Comment différencier un bon conseil d’une peur infondée ? Comment faire le tri et continuer à avancer ? 

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Les conseils que l’on reçoit ne sont pas (toujours) de vrais conseils !

Derrière les conseils que l’on nous donne s’expriment en réalité des peurs, des projections ou au mieux des retours d’expérience qui ne sont en aucun cas des vérités universelles. 

Pour commencer à prendre un peu de distance par rapport à ces conseils, pas toujours bienvenus, voici trois choses à garder en tête : 

  • Les conseils reçus reflètent souvent des peurs et des insécurités : “C’est très compliqué de faire sa place”,”On ne peut pas acheter un bien immobilier sans CDI ”, “L’entrepreneuriat est un format de travail précaire”. Autant de phrases que l’on peut entendre et qui sont toutes basées sur des peurs, des croyances. Ces croyances sont peut-être vraies pour votre interlocuteur mais pas pour vous… 
     
  • On a tendance à accorder du crédit à des personnes qui n’ont pas forcément d’expertise sur un sujet donné. Pour commencer à faire le tri parmi les conseils, il convient déjà de faire le tri parmi les personnes qui sont légitimes à nous conseiller dans un domaine et celles qui ne le sont pas.

  • Les retours d’expérience ne sont que des réalités subjectives qu’il est important de nuancer. Ils découlent d’une perception, d’une expérience personnelle et ne peuvent en aucun cas constituer une réalité en soi. 

Alors, les conseils des autres, on en fait quoi ?

De manière assez naturelle et par habitude, on a tendance à se référer à ses parents. Leur avis nous importe beaucoup. En revanche, s’ils sont salariés depuis 25 ans, sont-ils les plus légitimes à nous conseiller sur l’entrepreneuriat et ses risques ? 

Chercher des conseils pertinents c’est avant tout se tourner vers des personnes qui ont une expérience dans ce domaine. Ainsi, si vous avez envie de devenir naturopathe, vous n’allez pas interroger vos parents sur la réalité du métier mais bel et bien un·e naturopathe. Cette personne aura alors la légitimité pour vous conseiller et partager son expérience.

Par exemple, vous pourriez lui poser les questions suivantes : Quelle formation choisir ? Quelle est la réalité du marché ? Peut-on en vivre ? Quel est le taux horaire pratiqué ? Quels moyens utiliser pour développer sa patientèle ?

Mais là encore, ne prenez pas son histoire pour argent comptant, que celle-ci vous conforte dans vos choix ou vous fasse peur. En effet, il y a deux facteurs à prendre en compte dans un conseil : l’expérience de la personne qui parle, certes, mais aussi sa subjectivité. Tout retour d’expérience se fait à travers un prisme subjectif. L’expérience d’un·e naturopathe ne vaut pas pour tous·tes les praticien·ne·s. Sa perception du métier n’est pas valable de manière universelle.

Ainsi, pour vous approcher au plus près de la réalité, il est important de confronter les perceptions de différents experts dans un domaine donné. Chacun d’entre eux vous livrera un vécu, une facette, une expérience. C’est la raison pour laquelle il est important d’avoir plusieurs versions, plusieurs histoires. C’est le seul moyen d’avoir des réponses le plus précises possibles aux questions que vous vous posez. 

Construire sa propre vérité à partir des conseils des autres

Les différentes perceptions que l’on récolte sont autant de données sur un environnement en particulier. Votre travail consiste ensuite à identifier ce qui, dans ces données, constitue des points de vigilance. Puis à les hiérarchiser. 

Cette étape va vous permettre d’extraire les éléments qui vous freinent, ceux qui vous stimulent, les solutions que vous pourriez trouver pour contourner les obstacles. Par exemple, si vous avez l’intention de vous mettre à votre compte et qu’on vous confirme que les revenus sont instables au début, est-ce que c’est une raison qui vous semble valable pour renoncer à votre projet ? Quelles solutions pouvez-vous mettre en place pour diminuer cette instabilité ? 

Je dis souvent aux femmes que j’accompagne que les conseils que l’on nous donne ne sont jamais des preuves. En effet, nous devons chercher celles-ci par nous-même, grâce à notre propre expérimentation. De manière générale, tant que vous n’aurez pas les arguments pour prouver à votre entourage que vous avez fait le bon choix, vous continuerez de recevoir des conseils et mises en garde dans tous les sens. Écouter les conseils des autres c’est adopter leurs croyances limitantes et, au final, rester dans votre zone de confort.

Mais c’est bien vous qui assumez les conséquences de vos décisions, pas vos proches. Si vous décidez de suivre les conseils de vos proches et que ça vous rend malheureux·se, vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même ! À vous de créer votre propre vérité sur l’entrepreneuriat, la naturopathie, le slashing. À vous de chercher par vous-même ce qui vous convient et d’obtenir les réponses à vos questions. Comment ? En expérimentant tout simplement.

Si j’avais écouté mes parents, vous ne seriez pas en train de lire cette newsletter. Car je n’aurais pas créé Misfit. Si j’avais écouté les conseils de mes parents, je serais employée d’une grande entreprise de cosmétiques… Et probablement très malheureuse ! Souvent, les meilleures décisions se prennent en désobéissant et privilégiant sa petite voix aux conseils des autres. 

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