J’ai ouvert un restaurant vegan après avoir été acheteuse dans l’aéronautique

Entre Jade et le monde de la restauration, c’est une histoire d’amour qui dure depuis longtemps déjà. Si la vie l’a menée un temps vers les achats, Jade a très vite renoué avec ses premières amours : la cuisine. 

Forte de ses convictions, Jade a su suivre son instinct et ouvrir d’abord un, puis deux, puis deux restaurants vegan à Toulouse !

À quoi ressemble ton parcours professionnel ?

J’ai toujours travaillé dans la restauration. Ce n’était pas (encore) la voie professionnelle que j’avais choisie mais un bon moyen de financer mes études en école de commerce. 

J’ai effectué un Master 2, spécialité achats et j’ai commencé à travailler en alternance en tant qu’acheteuse pour un sous-traitant d’Airbus. En parallèle, j’ai continué à travailler dans la restauration car j’aimais vraiment ça. 

À la fin de mon alternance, mon entreprise me propose un contrat ; je ne réfléchis pas plus que ça et j’accepte.

Comment as-tu eu l'idée d'ouvrir un restaurant vegan ?

Il y a 8 ou 9 ans, je suis devenue végane. Le siège de mon entreprise étant à San Diego, aux Etats-Unis, j’y fais régulièrement des voyages. J’y trouve une variété de restaurants vegans qui me font rêver. Et qui m’inspirent ! Car j’aime manger, boire du bon vin et en France, tout particulièrement à Toulouse, les restaurants vegans sont rares et l’offre existante ne fait pas rêver.
 

Je me rends compte également que je ne suis pas fière de mon métier dans l’aéronautique. Lors d’un ultime voyage à San Diego, je prends une décision radicale : quand je rentre en France, j’arrête tout et j’ouvre un restaurant vegan à Toulouse ! 

Quand j’en parle à mes amis du milieu de la restauration, tous se moquent de moi. « Ça y est, Jade a un nouveau délire ! ». Mais je ne les ai pas écoutés et j’ai suivi mon instinct. 

Comment as-tu géré ta reconversion professionnelle et le financement du restaurant ?

À mon retour en France, je négocie une rupture conventionnelle avec mon entreprise. Cela me donne droit à deux ans de chômage qui se sont finalement transformés en trois ans car l’État a rallongé la durée du chômage pendant le COVID.  

Je commence d’abord par tester mon concept en sous-louant la salle d’un hôtel. Un excellent moyen de se faire la main sans prendre de risques financiers. Au bout de trois mois, je me lance dans la recherche d’un local et le temps de trouver, je fais de la restauration à emporter. 

Côté financier, je suis très bien accompagnée par mon banquier qui adhère au projet à 1000%. Il me demande à peine 7% d’apport pour que je garde un matelas financier. Pour compléter le prêt bancaire, je fais une opération de crowdfunding à hauteur de 7000 euros. La cagnotte est atteinte à 100%, ce qui m’encourage encore plus dans l’ouverture du restaurant.

Au bout d’un an de recherches, je trouve le local et je réalise des travaux : Bloomy est né !

À quoi ressemblent tes débuts à l'ouverture du restaurant ?

J’ouvre Bloomy en plein deuxième confinement. Les règles sanitaires m’obligent à ne faire que de la vente à emporter ou de la livraison. Ce n’est pas l’idéal, évidemment, mais c’est aussi ça qui me permet, lors de la levée des mesures sanitaires, de voir le restaurant se remplir. 

Au début, je gère tout, toute seule. Mais en juin 2020, lors de la réouverture des restaurants, j’embauche un cuisinier, ce qui me permet de me consacrer à l’administratif et au développement.
 

Le succès est au rendez-vous et deux ans après, j’ouvre un deuxième restaurant végane à Toulouse.

Est-ce que tu as eu des freins, des peurs ?

Non, contrairement à ce que l’on pourrait penser je n’ai jamais été confrontée à la misogynie que l’on prête souvent au milieu de la restauration. Être une femme seule n’a jamais été un obstacle à mon projet.

Mes compétences académiques et mon expérience en restauration collaient parfaitement à mon projet ; je pense que ça m’a bien aidée aussi. Je me suis toujours écoutée et j’ai su m’entourer des bonnes personnes. Mon banquier a été une personne clé qui a toujours eu confiance en moi et en mes projets.

Trois ans après, quel est ton bilan ?

Mes deux adresses tournent bien et je suis très heureuse de voir l’engouement pour la cuisine végane ! Mais ma vie a changé et mes aspirations aussi : je suis devenue maman et je ne peux plus tout mener de front. 
 

Je suis une créative et j’adore imaginer des concepts. Alors j’ai tendance à me laisser emporter par mon enthousiasme débordant, quitte à m’oublier un peu. Quand j’ai lancé Bloomy, j’ai énormément travaillé… À l’époque, je pouvais me le permettre car je n’avais pas d’enfant, mais aujourd’hui ce n’est plus possible, ou du moins je ne le souhaite plus.
 

Aujourd’hui, je souhaite prendre plus de temps pour moi, pour lire, faire du yoga, partager des moments en famille…

Les conseils de Jade à une femme qui rêve d'ouvrir son restaurant :

  • Savoir ce qu’on veut : être au comptoir et pleinement dans le service ou déléguer pour prendre de la hauteur sur le projet ? Les deux sont faisables mais ce n’est pas du tout la même approche ! 

 

  • Se faire aider et s’entourer d’experts. J’ai perdu un temps précieux en fonçant tête baissée et en voulant tout faire seule. Déléguer à des experts a un coût mais c’est un gain de temps incroyable.

 

  • Un restaurant, c’est une entreprise à part entière et il est important de bien le structurer et de l’encadrer : il faut avoir une bonne assurance, un bon avocat, un bon comptable… Cela permet de pallier tous les aléas ! 

 

  • Ouvrir un restaurant, c’est avant tout un projet passion. Les adresses qui perdurent dans le temps sont celles qui sont menées avec une vraie passion du produit et du service.

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