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J’ai ouvert mon coffee shop à 25 ans

j'ai ouvert mon coffee shop à 25 ans

Chloé a 25 ans. À peine entrée dans la vie professionnelle, elle en ressort avec une grande sensation de vide et de perte de sens. 

Faisant confiance à son instinct, sans peur et avec un brin de naïveté, Chloé décide d’ouvrir un coffee shop. Un lieu à son image, fidèle à ses valeurs et où elle renoue avec le sens. Elle nous a tout raconté sur le lancement de son projet.

À quoi ressemble ton parcours professionnel ?

J’ai toujours eu une fibre artistique et je voulais faire un bac L, option art. Ma mère m’en a dissuadée par peur d’un manque de débouchés pour ma vie professionnelle. 

Je me suis alors orientée vers un bac ES, comme mon frère. Cela me semblait tout de même être une voie ouverte sur le monde, une formation complète. En revanche, je n’avais pas envie de faire une classe préparatoire ni une école de commerce. C’est comme ça que j’ai choisi un DUT technique de commercialisation. Une formation dans laquelle je ne me suis pas du tout épanouie et qui a très vite été synonyme d’ennui. J’ai voulu doubler mon cursus d’une formation en art en candidat libre ; mais là encore, les professeurs ne m’ont pas soutenue.

À la fin de mon DUT, je m’oriente vers le domaine de la communication et rejoins Sup de Pub à Bordeaux puis à Paris pour mon Master 2, spécialisé dans le brand content.

Comment as-tu senti que tu n'étais plus à ta place ?

Très tôt, en réalité. Au cours de mon Master 1, j’effectue une alternance chez My Little Paris. Malgré un cadre professionnel riche, dynamique et stimulant, je me lasse très vite de la création de contenu. Je ne vois pas le sens qu’il y a à créer des posts Instagram. 
 

Mon alternance de Master 2 est une expérience déplaisante qui finit de me convaincre de changer de voie. Alors que le COVID nous plonge dans le confinement, je retourne chez ma mère dans le Sud de la France. Je me rends compte que mon métier ne sert à rien, que je n’ai aucun impact. Je me rends compte aussi que je fais beaucoup de présentéisme : le travail que je fais habituellement en 5 jours me prend désormais 2h. Je ne vois plus aucun sens à ce que je fais ! 
 

Quand je remonte à Paris, à la fin du confinement, je suis prise de crises d’angoisse. Pour moi c’est un signal fort : j’arrête mon alternance et je retourne chez ma mère. Par je ne sais quel heureux hasard,  j’obtiens tout de même mon Master 2.

Comment as-tu eu l'idée d'ouvrir ton coffee shop ?

Quand je quitte mon alternance, j’ai du temps pour moi. J’en profite pour m’interroger sur ce que j’aime vraiment et pour faire des choses qui me plaisent : je voyage, je lis, je cuisine, je chine, je fais de la couture. 

Aussi, j’ai toujours été fascinée par les tiers-lieux ; ça a d’ailleurs été le sujet de mon mémoire de Master. J’aimais l’idée d’un lieu d’accueil ou de rencontre, sans ordinateur, sans community management. Un lieu avec des valeurs et un engagement éco-responsable.

Petit à petit, j’ai eu envie de réunir tout ça dans un lieu, à mon image et empreint de mon ADN. C’est comme ça que l’idée d’ouvrir un coffee shop brocante en plein Toulouse est né.

Comment as-tu financé l'ouverture de ton coffee shop ?

Grâce à mes deux années d’alternance, j’ai le droit à deux années de chômage. Je complète mes revenus avec des missions en freelance en community management pour une marque et j’aide également mon père à gérer ses différentes gîtes. Comme je vis chez ma mère, je n’ai que peu de dépenses et beaucoup de temps pour penser à projet. Cela me convient très bien ! 

Je profite de ce temps-là pour créer un business-plan et valider les étapes qui mèneront à l’ouverture de mon coffee shop brocante. À Toulouse, un local commercial en plein centre-ville a un coût. Il faut compter entre 60 000 et 120 000 euros pour un droit au bail, un fonds de commerce ou un pas de porte. Après avoir visité plusieurs locaux, j’avais une idée assez précise du montant qu’il me faudrait pour ouvrir mon café brocante. 

Mon père avait fait fructifier un capital pour mon frère et moi. J’ai pioché dans cette enveloppe pour avoir un apport assez conséquent. J’ai investi 30 000 euros et emprunté 70 000 euros à la banque. Je n’ai pas eu besoin de faire le tour des banques ; c’est mon banquier personnel qui a adhéré au projet et a accepté de le financer !

Le fait d'être jeune a t-il été un frein ?

Mon jeune âge et mon inexpérience n’ont jamais posé de problème majeur. J’ai rencontré un nombre incalculable de personnes bienveillantes au cours de cette reconversion. Toutes sont sorties de leur cadre pour m’aider à ouvrir mon coffee shop brocante. 

C’est notamment un agent immobilier qui m’a aiguillée sur la suite chronologique des étapes pour le projet : le business plan, la recherche d’un local et enfin le plan financier. Ces personnes m’ont permis de faire des pas de géants au fil des mois !

Comment se passe l'ouverture du café ? Est-ce que tu avais des peurs ?

Comme je n’étais pas du métier, j’y suis allée de manière très naïve ! Je n’avais pas mesuré tous les risques, tout ce qui pouvait se passer quand on ouvre un commerce. Cela m’a sans doute sauvée aussi. Je ne voyais pas pourquoi cela ne marcherait pas ! J’ai ouvert Cacou en octobre 2022. J’avais fait une campagne Ulule et donc lancé la communication ; cela m’a permis de fédérer une petite communauté dès l’ouverture du Café. 

J’ai profité de mes droits au chômage pour ne pas me verser de rémunération et engager une pâtissière dès le début. Je pensais que l’ouverture serait l’étape la plus difficile… Mais non ! Ouvrir un commerce représente beaucoup de sacrifices. On ne peut pas faire le choix de se préserver ou de travailler moins car on reste une main d’œuvre gratuite. 

À l’ouverture, je travaille en moyenne 70 à 80 heures par semaine. Je n’ai pas vraiment de jour off car lorsque je ne suis pas au café il faut gérer les commandes, les courses, l’administratif, tester de nouvelles recettes, faire le ménage et un peu de communication, évidemment ! 

Un an après l'ouverture, quel est ton bilan ?

Le bilan est positif ! Je me paie depuis juillet car mes droits au chômage sont terminés et que j’ai la trésorerie nécessaire pour le faire. Mon comptable m’aide à optimiser ma rémunération afin de limiter mes charges au maximum. 
 

Dans quelques mois, les choses vont évoluer : j’ai pris la décision d’embaucher plus de personnes, quitte à réduire mon salaire. Mais j’ai besoin de prendre de la hauteur et de la distance pour avoir une meilleure vision de mon projet et de là où je veux l’emmener. Et aussi pour me reposer ! 

Je suis en tout cas très heureuse d’évoluer dans un lieu qui me ressemble. Je m’y sens chez moi et je n’ai plus l’impression de faire du présentéisme. Même le community management est redevenu quelque chose de plaisant ! 

Les conseils de Chloé à une femme qui rêverait d'ouvrir son coffee shop :

  • Ne pas négliger sa santé mentale ! La clé c’est de tenir sur la durée et une santé mentale affaiblie ne permet pas de le faire.
 
  • Prendre le temps de sélectionner ses employé·es tout comme les personnes qui nous entourent. Ce sont des relais essentiels !
 
  • Tout maîtriser de A à Z pour éviter de dépendre du savoir-faire d’une tierce personne et donc de se mettre en danger. Cela ne veut pas dire tout faire tout seul mais simplement savoir faire ce qui est essentiel pour tenir votre café ; savoir cuisiner tous vos plats à la carte par exemple.

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