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Votre bilan de compétences 
non-conventionnel
Spécialisé pour les femmes 
et profils atypiques
Finançable CPF

Mon bilan 9 ans après avoir ouvert mon concept-store

Juriste de formation, Audrey fait le choix de l’entrepreneuriat à 25 ans.
Novice dans le monde du commerce et avec le souhait de devenir maman à la trentaine, elle devient cheffe d’entreprise en créant son concept-store en plein cœur de Toulouse.


Retour sur le parcours d’une femme qui a décidé de ne pas choisir entre épanouissement personnel et professionnel.

À quoi ressemble ton parcours scolaire ?

Je me suis très vite orientée vers le droit. Malgré mon côté artiste hérité de ma mère, j’avais besoin de sécurité matérielle. Le droit correspondait à mes valeurs et j’avais la certitude de trouver un métier à la fin de mes études.

Comme j’étais déjà très sensible au sujet de l’environnement, j’ai choisi de me spécialiser dans ce domaine. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours senti que c’était le sujet clé de notre avenir et qu’on devait en prendre soin. C’était en moi.

Qu'est-ce qui t'a donné envie d'ouvrir ton concept store ?

J’ai commencé par être juriste-stagiaire dans un cabinet de droit de l’environnement d’un député européen à Paris puis dans des syndicats immobiliers. J’aimais l’idée de changer les choses de l’intérieur, en faisant partie des groupes de lobbying et de pression. 

Mais le métier de juriste devenait de plus en plus administratif et je vivais très mal le fait d’être à Paris. Entre les horaires de bureaux et le temps de transport, je faisais du 6h30-21h tous les jours ! Je ne me voyais pas faire ça toute ma vie.

L’idée de moduler mes horaires comme je le voulais me plaisait beaucoup. J’avais 25 ans, et en calculant bien, je me suis dit que c’était un bon timing pour monter un commerce, le rentabiliser et pouvoir m’en détacher un peu pour me consacrer, vers 30 ans, à ma maternité.

Qu'est-ce qui t'a convaincue de te lancer ?

Je suis partie d’un postulat simple. La crise climatique est anxiogène, mais offrir reste un plaisir et un vecteur social dans nos sociétés actuelles. Mon but était, encore une fois, de changer les choses de l’intérieur pour faire évoluer les modes de consommation.

Mon amour pour l’artisanat et l’histoire des objets a donné le ton de ma future boutique : proposer des produits créatifs, bien faits, avec un aspect éco-responsable mais pas forcément visible pour les client·e·s.

Comment as-tu géré l'instabilité financière au début de ta reconversion professionnelle ?

À la fin de mon contrat en tant que juriste-stagiaire, je n’avais le droit qu’à cinq mois de chômage. C’est mon mari qui, pendant tout le temps de ma reconversion, a assuré les revenus du foyer. C’est aussi à ce moment-là que nous avons eu l’opportunité de déménager à Toulouse. Alors on a foncé !

Ma reconversion a duré un an. J’ai commencé par faire des stages dans des boutiques parisiennes afin de comprendre comment les gérantes avaient lancé leurs activités. Puis, j’ai passé une semaine à New-York ; j’y ai trouvé un vent de fraîcheur, un vrai état d’esprit positif sur l’entrepreneuriat qui m’a portée.

Car je partais de rien ! Je ne connaissais pas le commerce, mes interlocuteurs (travaux, bail) étaient souvent masculins et on a pu me reprocher mon jeune âge. Mais rien ne m’a ébranlée. Je savais que j’avais mon rôle à jouer… J’ai commencé par effectuer une formation de cinq jours à la Chambre des Commerces qui m’a aidé à dégrossir le tableau.

J’ai créé un rétro-planning à partir des contraintes, des délais administratifs… Cela m’a permis de déterminer la durée qu’il me faudrait pour lancer mon projet et rationaliser mes dépenses sur cette période. Chaque semaine, j’avais des objectifs clairs à respecter ! Je n’y ai pas dérogé. 

Mon grand-père m’a soutenue et m’a fait un apport financier. Pour le reste, j’ai contracté un prêt à la banque et hypothéqué mon local commercial sur sept ans.

À quoi ressemblent les débuts ?

J’ai eu un très bon accueil dès l’ouverture de la boutique. Le concept était novateur à Toulouse. La clientèle était surprise de découvrir des produits éco-responsables qui n’en avaient pas l’air. Et c’était là tout mon but : sortir de l’esthétique particulière des produits recyclés et attirer un public branché !

Côté rythme, c’était du non-stop : je bossais 6 jours sur 7, les jours fériés, les dimanche. J’avais encore tout à apprendre et je travaillais de 9h à 22h. Il m’est arrivé de pleurer d’épuisement à la fin de mes journées.

Mais cet investissement m’a permis de mettre de l’argent de côté et de me faire connaître. La période était idéale : je n’avais pas d’enfant alors c’était le moment de tout donner.

J’ai eu des articles dans la presse sans jamais avoir investi d’argent dans la communication. Je crois qu’on a senti chez moi le côté passionné et ça a fait la différence !

Comment gères-tu ton équilibre vie pro - vie perso ?

Il y a cinq ans, l’activité a commencé à se stabiliser. Et j’ai eu envie d’avoir un enfant. J’ai travaillé jusqu’à mon sixième mois de grossesse à plein temps. Pas par choix mais parce qu’il fallait former ma première salariée et aussi parce que le congé maternité était plus court pour les indépendantes à l’époque.

Depuis, je n’ai jamais repris la boutique à temps complet. Il y a toujours une personne pour m’épauler soit à temps plein, soit à temps partiel. Je ne suis pas une sur-femme et il faut bien que quelqu’un soit à la boutique pendant que j’assure mon rôle de maman !

J’en suis aujourd’hui à ma troisième grossesse. C’est toujours une organisation de jongler entre ma vie de maman et ma vie de cheffe d’entreprise. Côté droit, le régime des indépendantes pour le congé maternité s’est aligné sur la durée de celui des salariées ce qui me permet d’avoir un peu plus d’aides financières pendant mon congé maternité mais il y a encore du chemin à faire pour qu’une indépendante puisse réellement être en congé.

Quels sont les enjeux à venir ?

Aujourd’hui, ma quantité de travail est stabilisée. Après ma grossesse, je compte bien me remettre dans le bain de la modernité. Avoir une boutique est un métier protéiforme : il faut se former aux réseaux sociaux, au référencement, à la gestion d’une boutique en ligne… C’est un vrai challenge de rester dans les tendances. Cela demande aussi de l’humilité !

Mon objectif désormais est de développer mon réseau et de me faire accompagner. Car quand on apprend à tout faire seule, on ne sait plus demander de l’aide. J’aimerais échanger avec d’autres femmes cheffes d’entreprise car je suis convaincue que notre meilleur atout est de créer nos propres réseaux de leadership !

Mes questionnements du moment sont essentiellement ceux-ci : comment faire pour transmettre l’ADN de ma boutique à quelqu’un d’extérieur ? Comment me détacher de mon lieu de vente alors que j’ai une boutique physique ?

Les conseils d'Audrey à une femme qui souhaiterait ouvrir son propre commerce :

  • Avoir un planning clair et ne pas se mettre la pression. Évaluer le temps et l’argent qu’il faut consacrer à son projet permet de se reconvertir plus sereinement et d’avoir des objectifs au jour le jour.
 
  • Avoir en tête les difficultés qu’un projet peut amener et savoir si on va être capable de les surmonter. Nous avons nos propres systèmes de valeurs et d’organisation. L’idée est de savoir si le projet que l’on veut lancer comporte des “no-go”. Les envisager de manière rationnelle permet de trouver des solutions pour les contourner.
 
  • On n’a qu’une vie. C’est pour cela qu’il faut se donner à fond et oser prendre des risques !

L’histoire d’Audrey vous donne envie de changer de vie ? 

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