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non-conventionnel
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J’ai ouvert mon gîte en Bourgogne : étapes et retour d’expérience

La vie professionnelle de Marie n’est pas ce que l’on pourrait nommer un long fleuve tranquille. Lorsqu’elle s’est reconvertie, Marie a décidé de faire confiance à son cœur, à sa force de travail et sa détermination. À cette petite voix intérieure qui l’a guidée sur le bon chemin.

Dans ses gîtes Du temps pour soi qu’elle a construits à son image, elle aime dire que les gens se ressourcent, qu’ils s’ancrent. Comme elle s’y est ancrée elle aussi.

Retour sur son parcours et les étapes qui lui ont permis de réaliser son rêve !

À quoi ressemble ton parcours scolaire ?

J’ai grandi en Belgique et j’y ai fait ma scolarité. Après le bac, je me suis orientée vers des études d’histoire de l’art et d’archéologie à Bruxelles. Je me suis éclatée mais j’ai très vite décidé de ne pas travailler dans ce domaine. 

Ensuite, j’ai enchaîné différents métiers dans la joaillerie puis dans l’édition et la musique classique en développant aussi une activité complémentaire en thérapie par les sons et en pratiquant des arts martiaux.

Quand as-tu senti que c'était le moment de lancer un plus gros projet ?

En 2014, je sens que quelque chose ne va pas dans le bon sens dans ma vie. J’ai un agenda de ministre : je jongle entre mon poste de salariée et une activité complémentaire de thérapie par les sons (psychophonie et chant prénatal).

Un premier déclic a lieu : alors que suis pressentie pour devenir directrice des Ressources Humaines de ma boîte, ce poste me passe finalement sous le nez. Cette déception professionnelle m’affecte mais, avec le recul, c’est la meilleure chose qui me soit arrivée ! 

Comment as-tu validé ton projet de gîte ?

Cela s’est fait assez naturellement. Entre 2014 et 2015, je fais plusieurs pèlerinages sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. C’est là que la vraie bascule s’opère. Je dessine petit à petit les contours d’un rêve : celui d’ouvrir un lieu de ressourcement. Un lieu de retrouvailles où l’on se sent bien.

L’idée du gîte s’est imposée à moi. Petite, on m’appelait « Public Relations » ; j’ai toujours fait attention à prendre soin des autres, à ce qu’ils se sentent bien.

Pendant mon enfance, j’ai aussi passé du temps en Bourgogne ; on y allait en vacances. Je m’y suis toujours sentie à ma place. Quand l’idée d’ouvrir un gîte a germé, j’ai tout de suite pensé à m’installer en Bourgogne.

Comment as-tu géré ta reconversion professionnelle et le financement du lieu ?

J’ai signé une rupture conventionnelle qui m’a permis d’avoir des revenus pendant ma reconversion et surtout de changer de pays pour m’établir en France. En Belgique, il est aussi possible d’avoir un statut de chômeur cherchant du travail à l’étranger pour une durée de trois mois. Mon conseiller croyait tellement en mon projet de gîte qu’il m’a rallongé ce statut de trois mois supplémentaires. 

En 2015, toujours entre la France et la Belgique, je m’inscris à un séminaire de “self leadership”. Pendant plusieurs mois, je décortique mon projet de gîte, j’établis un business plan détaillé, j’appréhende les problèmes éventuels et les ressources à mobiliser. Ce séminaire a été indispensable : il m’a permis de prendre en main mon business et d’apprendre à valser avec le statut de cheffe d’entreprise. Je n’aurais pas engagé un projet avec des risques financiers sans un tel accompagnement.

J’avais également à disposition un patrimoine financier que je souhaitais investir dans mon projet de gîte. J’avais envie que cet argent serve à quelque chose d’utile. J’ai également mis mon appartement de Bruxelles en location afin de m’assurer des revenus mensuels.

Comment as-tu trouvé le lieu ?

Entre 2015 et 2016 je me concentre sur la recherche du lieu idéal, en Bourgogne donc. La maison qui deviendra mon gîte, je la trouve d’abord triste et je ne m’attarde pas dessus. C’est ma mère qui m’en reparle quelques mois plus tard. Je la visite et je le sais : c’est ici que je construirai mon gîte. 

C’était sans compter les rebondissements de la vie : j’apprends que la maison est achetée à prix coûtant. Cette nouvelle me met KO jusqu’au jour où l’une des participantes au séminaire de leadership me dise : « Marie, dans la vie, on vit ou on subit. » Ça a fait mouche. J’ai appelé la propriétaire en lui rappelant pourquoi elle aimait mon projet et qu’elle avait le choix de renoncer à son accord de principe avec l’autre acheteur. Je n’ai jamais parlé comme ça de ma vie à quiconque… Mais ça a marché ! 

En septembre 2016, je suis propriétaire de cette maison et je lance les travaux qui dureront un an. Imaginez un peu… Parfois, je me demande comment j’ai gardé le sourire. 

En 2018, les travaux touchent à leur fin : j’ai deux gîtes qui peuvent accueillir jusqu’à 13 personnes ! Les résultats financiers de cette première année ont été excellents.

À quoi ressemblent tes débuts à l'ouverture du gîte ?

Comme je suis nouvelle dans la région, je n’ai pas de réseau mais je multiplie les canaux pour que le gîte se fasse connaître. Je commence par prendre contact avec Gîtes de France pour être référencée chez eux ; grâce à leurs visites et les ajustements que j’ai pu faire, j’ai obtenu 4 épis pour les deux gîtes. 

J’imprime également des brochures de présentation des gîtes et je démarche partout, tout le temps. J’ai participé à des salons, des dîners, j’ai travaillé le discours de présentation de mon lieu pour faire comprendre rapidement que je propose un service de qualité. Les résultats ne se font pas sentir en un jour mais je peux dire que cela a payé. Cette période m’a beaucoup appris. Si je n’étais pas une commerciale dans l’âme, je le suis devenue !

Je me suis aussi fait accompagner par la BGE et la CCI qui m’ont toujours donné de bons conseils. Ça été une aide précieuse pour maintenir le cap.

En 2019, j’ai eu des articles dans la presse qui ont amené du monde. Et contre toute attente, l’année 2020 a été une envolée pour mon lieu. 

Aujourd’hui encore, je continue à fréquenter des groupes de femmes entrepreneures. Il faut faire attention à la solitude de l’entrepreneur. C’est une réalité !

5 ans après l'ouverture, quel est ton bilan ?

L’activité du gîte n’est pas encore pleinement stabilisée mais c’est en bonne voie. Je ne peux pas dire que je me dégage une rémunération énorme mais je n’ai pas de gros besoins. Quand on quitte la ville pour la campagne, on a aussi tendance à faire du troc, à se rendre service. On a besoin de beaucoup moins. Mon appartement en location à Bruxelles me permet également d’assurer un minimum de revenus. 

Aujourd’hui, l’activité du gîte s’est également diversifiée. Si j’avais imaginé des locations ponctuelles, je me rends compte aussi que la location longue durée est une belle opportunité. C’est la raison pour laquelle une famille loue désormais le grand gîte à l’année : ce sont des vignerons qui me donnent un coup de main si besoin. Depuis janvier, je propose également le petit gîte à la location pour les pros qui viennent dans la région pour plusieurs mois et nous affichons complet ! 

Et je crois que j’y trouve mon compte. Le mix entre les locations de courte et longue durée me permet de diversifier l’activité et de pallier les périodes plus calmes. Et surtout, en tant que jeune maman, je ne me vois plus enchaîner les locations de quelques jours tout au long de l’année. Cela demande beaucoup de travail, d’entretien et d’organisation ! Pour ne rien arranger, il est difficile de recruter sur ce type de travail.

Je suis curieuse de savoir ce que va donner l’activité du gîte cette année. Mais je suis par-dessus tout très heureuse d’avoir remis l’humain au cœur de ma vie. Ce projet, aussi chronophage soit-il, me comble et m’offre une qualité de vie sans pareille. Ici, je vis des moments de grâce, de partage qui font oublier tout le reste. Et je me sens pleinement à ma place !

Les conseils de Marie à une femme qui souhaiterait ouvrir son propre gîte :

  • Rêver. Se rêver. C’est là le début de tout projet !
 
  • Travailler et structurer son projet. Il faut vraiment creuser son idée de départ, envisager les couacs, les solutions… 
 
  • S’entourer des bonnes personnes. Des personnes de confiance et compétentes. Il est important aussi de clarifier les missions que l’on veut donner à chacun. L’entourage peut apporter des peurs. Et si celles-ci nous freinent dans notre élan, il est important de rappeler à son entourage la raison pour laquelle on fait appel à eux.

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