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BILAN DE COMPÉTENCES NON-CONVENTIONNEL SPÉCIALISÉ POUR LES FEMMES ET LES PROFILS ATYPIQUES                 

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BILAN DE COMPÉTENCES  NON-CONVENTIONNEL SPÉCIALISÉ POUR LES FEMMES  ET LES PROFILS ATYPIQUES

J’ai doublé mon salaire et mon confort de vie en devenant freelance

On souhaite tous·tes attendre le moment idéal pour se lancer à son compte mais dans la vie, il faut parfois savoir se lancer sans trop réfléchir. C’est ce qu’a fait Meganne, juriste, en ouvrant sa micro-entreprise alors qu’elle venait de devenir maman et qu’il ne lui restait plus que trois mois de chômage.

Ce choix s’avèrera le bon car elle a aujourd’hui tout gagné : un bien meilleur confort de vie, une plus grande confiance en elle et une indépendance qui a un goût de liberté.

Elle nous a partagé les coulisses de cette transition : son déclic, ses doutes, les étapes concrètes et ses conseils.

Bonjour Meganne, peux-tu nous parler de ton parcours ?

Après un bac ES, j’ai fait le choix des études de droit car je savais que ça pouvait offrir beaucoup de possibilités et j’aimais particulièrement les tâches de rédaction, d’argumentation et de rigueur. J’ai ensuite travaillé en startup où j’ai pu toucher à tous les sujets juridiques d’une entreprise pendant quatre ans. 

C’est au cours de cette expérience que j’ai développé un intérêt pour la protection des données : j’y voyais l’occasion d’aider les entreprise à développer leur activité de manière éthique en respectant la RGPD. Je me suis alors particulièrement instruite sur le sujet. 

J’ai ensuite rejoint un grand groupe de retail automobile sur un poste spécialisé dans  la protection des données, ce qui m’a permis de connaitre de manière encore plus fine ce sujet-là et de développer également des compétences en gestion de projet.

Quel a été le déclic pour changer de voie ?

Je me sentais mal dans l’équipe dans laquelle je travaillais au sein du grand groupe automobile, donc j’ai engagé un bilan de compétences avec Misfit. Cet accompagnement m’a donné l’élan de quitter mon poste et m’a permis de commencer à envisager le fait de me lancer en tant que freelance

À la fin du bilan de compétences, je me suis donc retrouvée au chômage. J’avais construit le projet de me mettre à mon compte mais je ne savais pas encore quand j’allais vraiment passer à l’action. Je suis ensuite tombée enceinte (un projet de longue date !) donc j’ai décidé de prendre le temps de profiter de cette grossesse avant d’engager quoique ce soit.

C’est pendant mon congé maternité que le projet de me lancer à mon compte est revenu. J’ai alors décidé de suivre cette voie. 

J’ai recommencé les enquêtes métiers auprès d’entrepreneurs et freelances. Leurs discours étaient tantôt très positifs, tantôt plus négatifs. Mais un des échanges que j’ai eu m’a particulièrement rassurée et m’a créé un déclic. 

Je me suis dit que ça ne me coûtait rien d’essayer et que même si ça ne marchait pas, je pourrais retrouver un poste dans ma branche.

Quelles ont été les étapes pour te lancer en tant que juriste freelance ?

J’ai créé ma micro-entreprise alors qu’il ne me restait que trois mois de chômage. C’était court mais j’étais très motivée ! Je suis directement allée démarcher des prospects et j’ai inscrit mon profil sur des plateformes de mise en relation pour trouver des missions. Ça a payé, j’ai rapidement eu des RDV clients et décroché ma première mission. 

J’ai ensuite décroché un gros client pour une mission longue de secrétaire générale de remplacement (conformité, RGPD) qui m’a apporté la sécurité des revenus. 

Quelles difficultés as-tu rencontrées ? Comment les as-tu dépassées ?

J’ai forcément eu peur, je me disais toujours “Et si je n’y arrive pas ?”. J’avais peur de devoir abandonner avant même d’avoir commencé. Et je me sentais seule : l’accompagnement de France Travail à la création d’entreprise était quasi inexistant. 

Je me suis alors raccrochée aux échanges que j’avais eus avec les personnes qui vivaient de cette activité en freelance et j’ai gardé en tête que c’était possible.

Je me suis aussi fait tous les scénarios possibles en envisageant le pire : j’avais préparé des budgets et des solutions pour tous les scénarios. 

J’ai aussi fait mon petit benchmark : les profils freelances qui étaient déjà sur le marché ressemblaient au mien et je voyais qu’il y avait beaucoup d’offres en salariat, ça m’a rassurée. 

Comment as-tu géré l'instabilité financière de ta reconversion ?

J’ai eu le chômage en quittant mon entreprise via rupture conventionnelle donc j’avais de quoi payer mes factures avec le chômage. À la fin c’était forcément tendu mais au final je n’ai eu que 15 jours entre la fin de mon chômage et ma première grosse mission donc je n’ai pas eu de perte significative.

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Aujourd'hui, quel est ton bilan ?

Je suis super contente du résultat et je vois des effets positifs sur beaucoup de plans ! 

Déjà, ce changement m’a permis de remettre le travail à sa bonne place donc je m’investis moins émotionnellement, j’arrive mieux à poser mes limites et je prends moins à coeur les choses. 

Le fait d’être à mon compte me permet de me sentir plus libre pour dire non et m’affirmer. Finalement, c’est le fait de ne plus avoir le lien de subordination avec l’entreprise qui me rend plus forte. Je me rends compte aujourd’hui que cette dépendance à une seule entreprise me stressait beaucoup, je me sentais enfermée. 

J’ai aussi vraiment gagné en qualité de vie : je travaille moins (3j/semaine), j’ai deux jours pour profiter de ma fille et je gagne deux fois mieux ma vie. Sur les jours qui me restent, je participe à des séminaires, je travaille mon personal branding, je fais de la vulgarisation, ce qui me plait beaucoup. Bref, je suis très heureuse !

Les conseils de Meganne à une femme qui envisagerait de se reconvertir :

  • Faire ses projections financières de manière rigoureuse pour connaître ses chiffres (marge, charges mensuelles, point d’équilibre, etc.). C’est de cette manière qu’on peut bien choisir ses prix et éviter de se lancer dans des missions qui ne rapportent pas assez.

  • Parler de son projet à un maximum de personnes car si certaines personnes sont négatives, d’autres seront forcément plus positives et encourageantes ! Cela permet aussi de créer un effet de bouche à oreille et de potentiellement trouver des prospects. Dans tous les cas, il faut donner de l’énergie à son projet et le faire vivre même si c’est juste via des échanges et des discussions.

  • Faire des equêtes auprès de personnes qui se sont déjà lancées, ça a été très riche en enseignement.

 

Pour en savoir plus sur Meganne, voici son profil Linkedin

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