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BILAN DE COMPÉTENCES NON-CONVENTIONNEL SPÉCIALISÉ POUR LES FEMMES ET LES PROFILS ATYPIQUES                 

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BILAN DE COMPÉTENCES  NON-CONVENTIONNEL SPÉCIALISÉ POUR LES FEMMES  ET LES PROFILS ATYPIQUES

J’ai tout quitté pourouvrir un bar à chats et je ne reviendrai jamais en arrière

Sara a toujours fait ce qu’on attendait d’elle : bonne élève et major de promo, elle enchaîne pourtant les postes sans jamais trouver sa place. 

Une fois la graine de l’entrepreneuriat plantée, il a suffi d’un hasard pour lancer la machine. 

Neuf mois après l’ouverture de son bar à chats, elle nous raconte son changement de vie !

Bonjour Sara, peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai fait ce qu’on attendait de moi. J’étais bonne à l’école, donc j’ai continué. Je voulais me diriger vers des études d’art mais il n’y avait plus de place, alors je suis allée en mécanique. J’ai été major de ma promo. 

Puis j’ai travaillé plusieurs années comme technicienne en bureau d’études. C’était correct, j’étais bonne dans ce que je faisais mais c’est tout. Ça ne me correspondait pas vraiment.

Quel a été le déclic pour changer de voie ?

Mon premier départ a été dû à des mauvais comportements à mon égard. Ensuite, j’ai enchaîné les boulots et les démissions, impossible de retrouver ma place. C’est là que j’ai cherché sur internet “comment savoir quoi faire dans la vie”, et je suis tombée sur le bilan de compétences de Misfit.

C’est pendant cet accompagnement que j’ai pris confiance en mes compétences, et plus largement, que j’ai pris confiance en moi à tous les niveaux. Et surtout j’ai ouvert une porte sur l’entrepreneuriat. Cela m’a permis de voir qu’une autre réalité était possible.

D’abord, le bilan de compétences m’a amenée vers la décoration d’intérieur, piste que j’ai explorée, mais je me suis vite rendue compte qu’il serait difficile d’en vivre correctement. Mais la graine de l’entrepreneuriat était semée.

Quelque temps plus tard, par hasard, sous la pluie à Bordeaux, je me suis abritée dans un bar à chats. En tant que simple cliente. Et à partir de ce moment-là, j’ai eu le déclic.

Comment as-tu su que c'était ta voie ?

Je ne me suis pas posé de questions. Ça a été une évidence. J’ai développé le projet sans réfléchir à si c’était une bonne idée ou pas. J’avais besoin de l’expérimenter.

Autour de moi, on me prenait pour une folle “la nana qui n’avait fait que démissionner et qui arrivait maintenant avec un projet de bar à chats…” Les gens pensaient que ça ne verrait jamais le jour.

Mais maintenant que j’avais confiance en moi et les bons outils, j’étais inarrêtable.

Quelles ont été les étapes pour ouvrir ton bar à chats ?

La première grosse étape, ça a été la banque. Tant qu’une banque ne suit pas, on n’est qu’une femme avec un rêve. Moi, c’est la 6ème banque qui m’a suivie. Il a fallu garder la foi à chaque refus, alors que la famille et les amis doutaient et que les banques disaient non.

Ensuite, il y a eu la question du local. C’est un peu le serpent qui se mord la queue : le local a besoin d’un business plan, le business plan a besoin d’un local. Il faut être au bon endroit au bon moment. Ça prend du temps, il peut y avoir des latences. Le propriétaire du local qui me plaisait avait perdu son chat quelques semaines avant. Le projet a résonné en lui et il a été arrangeant.

Le reste a suivi. À chaque obstacle, je me disais toujours à moi-même : “Ah, je ferai une formation. Ah, je regarderai des tutos. Ah, je m’entourerai.” Et petit à petit, je les franchissais un à un.

C'est comment d'entreprendre seule ?

Ma première réaction en sortant du café où j’avais eu le déclic, c’était : “Avec qui je vais le faire ?” 

On veut un·e associé·e pour se rassurer, pour ne pas porter les choses seul·e. Mais plus ça allait, plus j’étais contente d’être seule à prendre les décisions. Quand tu veux que la peinture soit rose, elle est rose. Il n’y a personne pour dire “moi j’aurais fait orange”. C’est exaltant de concrétiser ce que l’on imagine dans sa tête.

Aujourd’hui, je finirai probablement par m’associer avec une collègue, mais pas par peur d’être seule : par envie de me décharger et de partager. C’est très différent.

À quoi ressemble ton quotidien ?

C’est génial ! J’arrive au boulot, on prépare, les premier·es client·es arrivent. Et ensuite je choisis : si j’ai envie de faire du service, je fais du service. Si le lendemain j’ai envie de faire de la compta ou des réseaux, je le fais. Maintenant que j’ai une petite équipe autour de moi, je peux me permettre cette liberté.

Et puis au-delà de l’organisation, il y a le quotidien avec les chats, les retours des client·es… C’est ce qui donne du sens à tout le reste. On façonne vraiment l’endroit à son image, c’est une extension de sa personne.

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Aujourd'hui, quel est ton bilan ?

Incroyable. Je suis ultra libre, je m’éclate, je choisis tout toute seule, c’est génial. Pour rien au monde je ne reviendrais en arrière.

Financièrement, j’avais un objectif à l’année et à 9 mois d’ouverture, on l’a déjà dépassé. J’ai maintenant 2 salariées avec moi.

Je suis plutôt prudente alors je me verse le minimum pour vivre, un SMIC pour l’instant, mais c’est surtout pour sécuriser l’activité, faire de la trésorerie et rembourser rapidement le prêt. Et puis, être gérante me permet d’autres avantages.

Le plus compliqué c’est l’équilibre pro/perso. J’ai failli y laisser mon couple et mon énergie, mais j’ai appris à réduire. Je fais encore 50 heures par semaine, mais on va vers du mieux.

Et je vois une psy maintenant. C’est primordial de prendre soin de soi, parce que si on ne va pas bien, l’entreprise n’ira pas bien non plus.

Les conseils de Sara à une femme qui envisagerait de se lancer dans un projet similaire :

  • Croire en son projet plus que tout. Si toi tu n’y crois pas, personne d’autre n’y croira. Et si tu as trop de doutes et que tu écoutes trop les gens qui t’entourent (parce qu’ils projettent leurs propres peurs) ça ne marchera pas. Si tu es convaincu·e que ça marchera, tu feras tout pour, et aucune galère ne viendra te faire baisser les bras.

 

  • Être prêt·e à tout apprendre. Il faut être multitâche. Pas forcément savoir tout faire mais être prêt·e à tout apprendre. La logistique, la communication, la comptabilité, la technique… Si tu ne sais gérer qu’une seule chose, tu vas payer beaucoup de monde qui exécutera pour toi et ça ne sera pas viable.

 

  • Y aller obstacle par obstacle. Si on regarde toute la montagne, on n’y va pas. Mais si on avance étape par étape, on les passe toutes. Et quand on regarde en arrière, on réalise qu’on a surmonté des centaines d’obstacles. C’est ça, entreprendre.

 

Si vous voulez visiter le cat-quart et suivre les actualités de Sara c’est par ici 

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