Et les neuroatypiques, dans tout ça ?
TDAH, TSA, hypersensibilité, HPI… Ces profils dits neuroatypiques ont en commun un mode de fonctionnement différent de la norme, qui peut rendre le monde du travail difficile à vivre : surcharge sensorielle, fatigue mentale, suradaptation, sentiment de décalage.
Ces atypies ne doivent pas être considérées comme des faiblesses ! Elles deviennent difficiles à vivre surtout lorsque l’environnement professionnel ou le métier n’est pas adapté.
Si vous vous reconnaissez comme un profil neuroatypique (que vous soyez officiellement diagnostiqué·e ou pas), voici 3 pistes de réflexion qui pourront vous aider à mieux vivre votre quotidien professionnel.
Mieux vous connaître pour arrêter de vous suradapter
Beaucoup de personnes neuroatypiques passent des années à compenser : faire semblant d’aller bien, masquer leurs difficultés, s’adapter en permanence à des normes qui ne leur conviennent pas. Et cela se termine souvent en fatigue chronique, burn-out et perte de confiance en soi.
La première étape consiste à comprendre votre propre fonctionnement :
ce qui stimule ou épuise votre attention (réunions longues, open space, multitasking…)
votre rapport au temps, à la pression, aux deadlines
votre sensibilité émotionnelle ou sensorielle
votre besoin de tâches concrètes, d’autonomie ou de profondeur intellectuelle
Ce travail de connaissance de soi permet de distinguer ce qui relève de votre neuroatypie et de ce qui relève d’un environnement inadapté.
Cela peut vous apporter un soulagement majeur : le problème ne vient pas de vous, mais plutôt d’un quotidien professionnel inadapté à vos besoins.
Choisir un environnement de travail plus compatible
Parfois, il n’est pas nécessaire de faire une reconversion totale, changer de conditions de travail peut suffire.
Peut-être qu’il sera plus agréable pour vous de travailler dans un environnement qui favorise :
un cadre calme ou maîtrisable (peu de bruit, peu d’interruptions)
une grande autonomie dans l’organisation de votre travail
des objectifs clairs, des attentes explicites et des tâches quotidiennes très concrètes
moins de politique interne et de discussions superficielles
la possibilité de faire du télétravail ou d’avoir des horaires flexibles
À l’inverse, les environnements très hiérarchisés, flous, ultra-relationnels ou hyper stimulants peuvent être particulièrement coûteux mentalement.
L’entrepreneuriat ou un modèle hybride avec un mi-temps salarié et un mi-temps entrepreneurial peut également représenter un cadre de travail positif, car il permet d’adapter son rythme et sa charge de travail en fonction de ses besoins.
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Si besoin, évoluer vers un métier plus en accord avec votre neuroatypie
Il est possible que votre métier soit incompatible avec votre neuroatypie ou vous demande une trop grande adaptation. Dans ce cas, une réflexion plus profonde est à envisager sur la pertinence d’une reconversion professionnelle.
Peut-être que des métiers qui apportent plus de tâches de profondeur et moins de tâches d’intéractions collectives vous conviendraient mieux, tels que :
Des métiers d’analyse et d’expertise : chargé·e d’études, consultant·e, data analyst, R&D, avocat·e, expert·e comptable, ingénieur·e, etc.
Des métiers de structuration et d’amélioration : contrôleur·se qualité, knowledge manager, consultant·e en transformation digitale, etc.
Des métiers de transmission et de pédagogie : Formateur·rice, ingénieur·e pédagogique, etc.
Des métiers créatifs : directeur·trice artistique, céramiste, bijoutier·e, styliste, etc.
Des métiers de production : boulanger·e, responsable production industrielle, etc.
Ces pistes ne sont ques des exemples, la liste n’est évidemment pas exhaustive. Si vous souhaitez explorer des pistes alternatives et mieux comprendre ce qui vous correspondrait le plus, le bilan de compétences est l’accompagnement à privilégier.