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BILAN DE COMPÉTENCES NON-CONVENTIONNEL SPÉCIALISÉ POUR LES FEMMES ET LES PROFILS ATYPIQUES                 

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BILAN DE COMPÉTENCES  NON-CONVENTIONNEL SPÉCIALISÉ POUR LES FEMMES  ET LES PROFILS ATYPIQUES

Comment apprendre à dire non et à poser ses limites ?

Toujours en train de vous surinvestir ?

Vous acceptez des missions alors que votre charge de travail est déjà trop importante ? Vous répondez aux sollicitations de vos collègues même lorsque cela empiète sur votre temps personnel ? Vous avez parfois l’impression de faire passer les besoins des autres avant les vôtres ?

Si c’est le cas, vous avez probablement du mal à poser vos limites.

Pourtant, savoir dire non n’est ni de l’égoïsme, ni un manque de professionnalisme. C’est une compétence essentielle pour préserver son énergie, son équilibre et sa santé mentale. 

Pourquoi est-ce si difficile de dire non ?

La plupart d’entre nous n’avons jamais appris à poser des limites.

Depuis l’enfance, nous sommes encouragé·e·s à être serviables, gentil·les, conciliant·es et à faire plaisir aux autres. Résultat : nous associons souvent le fait de dire non à quelque chose de négatif.

  • La peur de décevoir

Lorsque nous refusons une demande, nous avons parfois l’impression de décevoir l’autre ou de remettre en cause la relation.

Nous craignons d’être jugé·e·s, de paraître peu impliqué·e·s, d’être moins apprécié·e·s, ou de créer un conflit. Pour éviter cet inconfort, nous préférons dire oui, même lorsque cela ne nous convient pas.

  • Le besoin de reconnaissance

Certaines personnes ont pris l’habitude de démontrer leur valeur à travers leur disponibilité et leur capacité à aider. Elles deviennent la personne sur qui tout le monde peut compter. Coucou le syndrome du sauveur !

Le problème ? Leur estime d’elle-même finit par dépendre de leur utilité aux autres. Dire non devient alors particulièrement difficile car cela donne l’impression de perdre sa valeur.

  • Le syndrome du “je vais y arriver”

Au travail, nous avons parfois tendance à surestimer notre capacité à absorber de nouvelles tâches.

Nous pensons que cela ne prendra que quelques minutes, que nous réussirons à tout gérer, que ce sera temporaire. Mais à force d’accumuler les demandes, la surcharge finit par apparaître. 

  • La peur des conséquences

Certaines personnes ont peur qu’un refus ait un impact négatif sur leur carrière.

Elles craignent de passer pour quelqu’un de peu motivé, de manquer une opportunité, ou d’être moins bien considérées par leur hiérarchie.

Pourtant, dans la plupart des cas, un refus formulé avec professionnalisme nuit beaucoup moins à votre image qu’un engagement que vous ne pourrez finalement pas tenir.

Pourquoi est-ce si important de poser vos limites ?

Lorsque vous dites systématiquement oui, vous envoyez un message aux autres : votre temps, votre énergie et vos besoins sont disponibles sans limite.

Peu à peu, cela peut entraîner une surcharge de travail, du stress chronique, de la frustration, une perte de motivation voire un épuisement professionnel. Cela peut aussi avoir un impact très négatif sur votre estime de vous-même : en vous rendant bien plus disponible pour les autres que pour vous, vous dépréciez votre valeur et entretenez l’idée que vos besoins valent moins que les demandes des autres.

À l’inverse, les personnes qui savent poser leurs limites de manière saine et cohérente ont souvent une meilleure estime d’elles-mêmes et sont parfois mieux perçues dans leur environnement professionnel. 

En effet, en s’accordant du temps et de l’importance, elles prennent soin de leurs besoins et entretiennent leur amour-propre. En posant des limites claires, elles montrent aux autres qu’elle se respectent et qu’elles sont conscientes de ce qu’elles peuvent endurer. C’est souvent un comportement qui rassure et crée de la confiance autour d’elles.

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Comment poser vos limites efficacement ?

  • Première étape : identifiez vos limites

Il est impossible de communiquer des limites que l’on ne connaît pas soi-même.

Prenez un moment pour réfléchir à ce qui est important pour vous :

  • Votre équilibre vie professionnelle / vie personnelle
  • Votre temps de pause
  • Vos horaires de travail
  • Votre niveau de charge acceptable
  • Vos valeurs
  • Vos priorités personnelles

Demandez-vous :

“Quelles sont les situations qui me frustrent régulièrement ?”

Les réponses constituent souvent d’excellents indicateurs des limites qui ne sont pas suffisamment respectées.

  • Deuxième étape : acceptez que tout le monde ne sera pas satisfait

Lorsque vous commencez à poser vos limites, certaines personnes peuvent être surprises parce qu’elles étaient habituées à votre disponibilité permanente.

Mais leur déception éventuelle n’est pas forcément le signe que vous avez mal agi ! Et ce n’est pas votre rôle de gérer les déceptions et frustrations des autres. Une relation saine permet à chacun·e d’exprimer ses besoins et ses contraintes, même au travail et même dans une relation entre un·e subordoné·e et son/sa manager. 

  • Troisième étape : Commencez par de “petits non”

Si vous avez toujours eu du mal à vous affirmer, il est rarement efficace de commencer par la situation la plus difficile.

Entraînez-vous sur des demandes à faible enjeu :

  • refuser une réunion non essentielle,
  • décliner une invitation,
  • demander un délai supplémentaire,
  • exprimer une préférence.

Chaque petit non renforce votre confiance pour les situations plus importantes.

  • Quatrième étape : augmentez la fréquence et l’enjeu de vos limites

Une fois que vous vous sentez à l’aise sur des “petits non”, passez à la vitesse supérieure et autorisez-vous à poser les limites qui vous font le plus peur. 

Contrairement à ce que l’on croit souvent, il n’est pas nécessaire de fournir une longue justification. Un refus simple et respectueux suffit généralement.

Par exemple :

  • “Je ne pourrai pas m’en charger cette semaine.”
  • “Je préfère décliner.”
  • “Je n’ai pas la disponibilité nécessaire pour réaliser cette mission correctement.”

Vous pouvez également proposer une alternative :

  • “Je ne peux pas aujourd’hui mais je peux regarder cela la semaine prochaine.”
  • “Je ne suis pas la meilleure personne pour ce sujet, mais je peux vous orienter vers quelqu’un d’autre.”

Rappelez-vous que dire non ne vous rend pas moins gentil·le, moins compétent·e ou moins apprécié·e. Cela vous rend simplement plus respectueux·se de vous-même.

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