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BILAN DE COMPÉTENCES SPÉCIALISÉ  POUR LES FEMMES ET LES PROFILS ATYPIQUES                 

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BILAN DE COMPÉTENCES  SPÉCIALISÉ POUR LES FEMMES  ET LES PROFILS ATYPIQUES

Comportements toxiques au travail : comment les repérer et s’en protéger ?

Une remarque qui vous rabaisse suivie d’un compliment. Une demande professionnelle envoyée à 23h. Une personne qui nie avoir prononcé une phrase dont vous vous souvenez parfaitement. Des critiques répétées qui finissent progressivement par vous faire douter de vos compétences…

Les comportements toxiques au travail ne sont pas toujours spectaculaires, et c’est justement ce qui les rend parfois si difficiles à identifier.

Avant même de chercher à savoir si vous avez affaire à une personne “toxique”, commencez donc par observer les comportements que vous subissez et leurs conséquences sur vous.

Voici quelques signes qui doivent vous alerter et, surtout, des pistes concrètes pour vous protéger.

Repérez les comportements qui se répètent

Un·e collègue peut être désagréable un matin. Un·e manager peut mal formuler un feedback. Une personne peut perdre patience pendant une période particulièrement stressante. Mais cela ne suffit pas nécessairement à définir une relation professionnelle comme toxique.

Ce qui doit davantage vous alerter, c’est la répétition de certains comportements. Par exemple :

  • vous rabaisser ou remettre systématiquement en question vos compétences ;
  • alterner compliments et critiques de manière imprévisible ;
  • vous faire culpabiliser lorsque vous posez une limite ;
  • vous attribuer la responsabilité de problèmes dont vous n’êtes pas responsable ;
  • nier certains échanges ou modifier régulièrement sa version des faits ;
  • vous exclure de certaines informations ou décisions ;
  • vous contacter constamment en dehors de vos horaires de travail ;
  • faire des remarques humiliantes, notamment devant d’autres personnes ;
  • vous isoler progressivement de vos collègues ;
  • vous donner l’impression que vous devez constamment surveiller ce que vous dites ou faites.

Votre propre comportement peut également vous donner des indices. Est-ce que vous préparez mentalement chaque conversation avec cette personne ? Relisez-vous dix fois vos messages avant de les envoyer ? Avez-vous peur de sa réaction lorsque vous dites non ? Commencez-vous à douter de compétences dont vous étiez auparavant plutôt sûr·e ?

Revenez aux faits et gardez des traces

Face à une situation qui vous déstabilise, il peut être difficile de savoir si vous “exagérez” ou si vous avez raison de vous inquiéter. Il faut donc en revenir aux faits.

Plutôt que de noter : “Mon manager me rabaisse constamment”, écrivez précisément ce qui s’est passé : “Mardi 8 septembre en réunion d’équipe : il a dit X devant quatre collègues”. Avec quelque chose d’aussi factuel, impossible de surinterpréter.

Conservez également les mails, messages et documents qui permettent de retracer certains échanges lorsque cela est pertinent. Cela a un double intérêt.

D’abord, vous permettre de prendre du recul. Après quelques semaines, vous pourrez observer si vous êtes face à un événement isolé ou à un véritable schéma répétitif.

Ensuite, disposer d’éléments précis si vous décidez d’en parler à votre hiérarchie, aux ressources humaines, aux représentant·es du personnel ou à un·e autre interlocuteur·trice compétent·e.

Évitez également autant que possible les discussions importantes uniquement à l’oral. Après un échange délicat, vous pouvez envoyer un mail très simple :

“Pour faire suite à notre échange de ce matin, il a été convenu que…”. Vous créez ainsi un historique factuel de la situation.

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Posez des limites très concrètes

“Il faut poser ses limites“ est un excellent conseil en théorie. Mais à quoi cela ressemble concrètement ?

Cela peut être : “Je ne suis pas disponible le soir. Je traiterai ta demande demain matin.”, “Je préfère que nous parlions de ce sujet lorsque nous serons tou·tes les deux plus calmes.”, “Je suis disponible pour discuter de mon travail, mais pas si la conversation comporte des remarques personnelles.”, “Cette demande ne faisait pas partie de ce qui avait été convenu.”

Une limite n’a pas besoin d’être agressive. Elle doit surtout être claire et applicable.

Et si vous avez affaire à quelqu’un·e qui cherche régulièrement le conflit ou la déstabilisation, essayez de limiter vos échanges au terrain professionnel : des réponses courtes, factuelles et centrées sur le sujet.

Vous n’avez pas nécessairement besoin de convaincre cette personne que son comportement est problématique pour commencer à vous protéger.

Ne restez pas seul·e

Lorsque l’on vit une situation professionnelle difficile pendant plusieurs mois, notre perception peut progressivement changer. On finit parfois par banaliser des comportements que l’on aurait trouvés inacceptables s’ils arrivaient à quelqu’un d’autre. 

C’est pourquoi il est crucial d’en parler ! À un·e collègue de confiance, un·e proche, votre manager si celui/celle-ci n’est pas concerné·e, les ressources humaines, les représentant·es du personnel ou un·e professionnel·le extérieur.

Vous pouvez simplement raconter des faits précis et demander : “Est-ce que cette situation te semble normale ?”. Un regard extérieur peut être précieux pour prendre du recul.

Et si les comportements relèvent potentiellement du harcèlement, de discriminations, de menaces ou de violences, ne restez pas uniquement dans une logique de “gestion de personnalité difficile”. Cherchez de l’aide auprès des interlocuteur·trices compétent·es. Le plus souvent, ce sont les ressources humaines ou les représentant·es du personnel.

Après une expérience toxique, reconstruisez votre confiance

Après plusieurs mois ou plusieurs années à entendre que vous n’êtes “pas assez rapide”, “trop sensible”, “pas au niveau” ou “difficile à manager”, vous pouvez finir par intégrer certaines de ces critiques et les emporter avec vous dans votre prochain travail.

Prenez donc le temps de reconstruire une image plus juste de vos compétences. Listez :

  • les projets que vous avez réussis ;
  • les problèmes que vous avez résolus ;
  • les responsabilités que l’on vous a confiées ;
  • les compliments ou feedbacks positifs reçus ;
  • les compétences que vous avez développées ;
  • les situations difficiles que vous avez réussi à traverser.

Vous pouvez également recontacter deux ou trois ancien·nes collègues ou managers avec lesquels vous avez eu une relation saine et leur demander :

“Selon toi, quelles sont mes trois principales qualités professionnelles ?”

Le but est de confronter progressivement la vision négative que vous avez peut-être développée à des éléments beaucoup plus factuels. Et si cette expérience continue d’avoir des conséquences importantes sur votre confiance, votre anxiété ou votre quotidien, vous pouvez également vous faire accompagner par un·e professionnel·le de santé mentale.

Après une expérience professionnelle toxique, une autre question peut apparaître : “Est-ce que j’ai encore envie de travailler comme avant ?”

Peut-être avez-vous simplement besoin de trouver une entreprise avec une culture différente ? Mais cette expérience a aussi pu modifier vos priorités : moins de management, davantage d’autonomie, une petite structure plutôt qu’un grand groupe, du télétravail, un autre secteur… voire un changement complet de métier.

Dans ce cas, un bilan de compétences peut vous offrir un espace pour faire le point sur ce que vous souhaitez conserver de votre parcours, ce que vous ne voulez plus accepter et les conditions dont vous avez besoin pour vous épanouir professionnellement.

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