Ces peurs au travail sont-elles vraiment justifiées ?
Vous ne demandez pas d’augmentation.
Vous évitez de dire non.
Vous repoussez ce projet de reconversion depuis des mois… voire des années.
En grande partie à cause de peurs qui vous bloquent. La vérité, c’est qu’au fond de vous, vous êtes tétanisé·e.
Décryptage de 3 peurs très répandues… et surtout, comment les remettre à leur juste place pour reprendre la main sur votre trajectoire professionnelle.
La peur de parler d'argent
Demander une augmentation ou négocier son salaire reste un sujet inconfortable pour beaucoup d’entre nous. Entre sensation d’illégitimité à demander plus, peur de se confronter à un refus et méconnaissance de la manière dont il faudrait s’y prendre, on a souvent plus tendance à tourner autour du pot ou à ne jamais aborder le sujet.
Pourtant, il convient de rappeler que :
- Dans la majorité des entreprises, les augmentations ne sont pas automatiques. Si vous ne demandez pas, il y a peu de chances que cela arrive seul.
- Les managers et RH sont habitué·e·s à ces discussions : c’est leur rôle d’écouter vos demandes à ce sujet.
- Vous avez de nombreux éléments à mettre en avant : résultats, de nouvelles missions qui se sont rajoutées, ancienneté, contexte du marché.
Pour alléger cette peur, je vous conseille de :
- préparer des arguments factuels et chiffrés autant que vous le pouvez (KPIs, résultats trimestriels, évolution des responsabilités, benchmarks salariaux),
- choisir un moment cadré : plutôt qu’à la pause café, abordez ce sujet lors d’un point formel avec votre manager, sans forcément attendre votre évaluation annuelle
Courage, les discussions autour de l’argent au travail ne devraient pas être un tabou !
La peur de se faire licencier
Beaucoup de clientes nous confient que, même quand elles reçoivent de nombreux compliments sur leur travail, elles ressentent cette peur irrationnelle de se faire licencier. Cette peur les pousse alors à dire oui à beaucoup de choses et mène souvent au surmenage.
Pourtant, être salarié·e sur un contrat français est plutôt un gage de sécurité. Les licenciements ne se font pas aussi facilement qu’on ne le pense !
Voici des raisons valables pour licencier un·e salarié·e :
- Licenciement économiques : Raisons économiques, l’entreprise doit prouver une baisse d’activité
- Licenciement pour faute simple : retards répétés, négligence, non-respect des consignes de sécurité, écarts de langage, etc.
- Licenciement pour faute grave : ivresse sur lieu de travail, absences injustifiées, harcèlement, vol, etc.
- Licenciement pour faute lourde : blocage de l’accès à l’entreprise, dégradation de matériel, violence physique ou menace de mort, séquestration, détournement de clientèle, divulgation d’informations secrètes ou confidentielles.
Aussi, sachez que ces licenciement débloquent automatiquement les allocations chômage.
On pense souvent à tort que si on confronte nos supérieurs hiérarchiques on risque de se faire licencier mais exprimer un désaccord ou poser un cadre ne conduit pas automatiquement à un licenciement !
Au contraire, s’affirmer est même souvent attendu dans des relations professionnelles adultes. Et rester silencieux·se pour “ne pas faire de vagues” peut être plus coûteux à long terme que de s’exprimer.
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La peur de l'inconnu et du changement
La peur de l’inconnu et du changement est sûrement celle qui crée le plus d’immobilisme. “On sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on gagne”, alors on reste dans une situation qui ne nous convient plus, mais qui a le mérite d’être prévisible.
Dans ce genre de situations, votre cerveau n’est pas votre ami ! Des recherches en psychologie ont démontré que le cerveau surestime les risques liés à l’inconnu et sous-estime notre capacité à nous adapter.
Pourtant, un changement est en mesure de vous apporter plus de sérénité et d’épanouissement dans votre travail, plus d’équilibre vie pro – vie perso, de nouvelles rencontres positives, etc.
Pour braver cette peur, la clé est de dérisquer au maximum la transition, en réalisant un bilan de compétences par exemple, et d’avancer par petits pas plutôt que de penser à un grand changement brutal.
N’oubliez pas que ne pas changer est aussi une décision, avec ses propres risques : stagnation, perte de confiance en soi, fatigue, regrets, questionnements perpétuels…