Comment j’ai dépassé mon syndrome de l’imposteur pour (enfin !) lancer mon entreprise

Ce mois-ci je souhaitais parler d’une femme qui a vaincu son syndrome de l’imposteur, et je me suis dit que j’allais revenir sur mon propre parcours.

En effet, beaucoup disent que je renvoie une image de femme confiante, sûre de moi et affirmée. Pourtant, ça n’a pas toujours été le cas ! Sur le plan de la confiance en moi, je reviens de loin. J’ai pendant longtemps été pleine de doutes, surtout sur moi-même et ma capacité à entreprendre.

Retour sur la manière dont j’ai pris le dessus sur mon syndrome de l’imposteur, et gagné confiance en moi pour enfin prendre la voie de l’entrepreneuriat.

Ma jeunesse dans une "culture anti-risque"

Avec le recul que j’ai aujourd’hui, je pense avoir été largement influencée par l’appréhension au risque de mes parents. Tous deux ingénieurs dans le secteur aérospatial, j’admirais leur carrière et j’attribuais beaucoup d’importance à leurs opinions. Mais mes parents avaient une approche véritablement opposée à l’état d’esprit entrepreneurial : pour eux, il faut viser le confort, la sécurité et fuir toute prise de risque. 

Je fais l’hypothèse que cette vision est non seulement liée à leur génération mais aussi à leur milieu professionnel : en effet, dans l’aérospatial, ils travaillent sur des projets d’une envergure européenne à plusieurs milliards d’euros, l’enjeu est énorme.

Mes parents m’ont donc appris dès mon plus jeune âge à minimiser le risque le plus possible : obtenir les meilleurs diplômes pour ouvrir le plus de portes, candidater dans les entreprises du CAC 40, mettre de l’argent de côté, tout ça, “au cas où”.
Mais au cas où quoi ? Ça je ne l’ai jamais su. 

Réduire le risque à tout prix, ça veut aussi dire viser l’excellence en toutes circonstances, pour ne pas perdre d’opportunités et “sécuriser” sa voie. J’ai donc appris à me sur-préparer avant chaque examen et concours pour réduire toute probabilité d’échec.

J’ai aussi suivi le chemin le plus sécurisant possible : école d’ingénieur, classe préparatoire aux grandes écoles et école de commerce. J’ai grandi en pensant que ce qui était hors du salariat était risqué et surtout en étant persuadée que ce n’était pas mon monde.

L’entrepreneuriat ne faisait pas partie du monde de mes parents, alors pourquoi aurait t-il fait partie du mien ?

équipe misfit

Entrepreneuriat : où sont les femmes ?

J’ai ensuite rejoint le milieu des grandes écoles de commerce et des startups, les plus grands viviers de stéréotypes que j’ai connu : ici on parlait bien d’entrepreneuriat, mais on ne parlait … que d’hommes

Tous les membres de ma promo qui entreprenaient étaient des hommes. J’ai ensuite travaillé dans une startup à succès, avec comme cofondateurs, des hommes, tout droit sortis des plus grands cabinets de conseil en stratégie.
 
Même si cette expérience était extrêmement riche, elle a confirmé le modèle d’entrepreneur que j’avais découvert en école de commerce : l’entrepreneur de notre génération est un homme, il a 29 ans et a passé au moins 4 ans dans un cabinet de conseil en stratégie. Il entreprend avec au moins un cofondateur, de préférence un profil technique. 

Surtout, ne pas entreprendre seul·e, les investisseurs n’aiment pas. Surtout, ne jamais entreprendre à la sortie de son école sans expérience, ça ne rassure ni les clients ni les investisseurs. 

Ayant appris à soigneusement éviter de prendre des risques, j’en ai pris bonne note et je me suis sagement convaincue qu’il fallait que je coche de nouvelles cases pour “dérisquer” mon aventure entrepreneuriale. Il fallait alors que je trouve un cofondateur, de préférence un homme au profil technique, et que j’aie au moins 4 ans d’expérience professionnelle. Je me suis par contre autorisée à réaliser cette expérience en startup, par pitié je ne pouvais pas aller en cabinet de conseil !

En route vers la légitimité

Sans exemple d’aucune femme qui avait lancé son entreprise seule et sans expérience, je me suis alors lancée dans ma vie professionnelle avec l’objectif de récolter les points de crédibilité qui me manquaient

En pleine quête de légitimité, je me suis attelée à identifier les meilleurs environnements pour trouver un associé et décrocher les compétences et expériences qui manquaient à mon CV. J’avais complètement écarté l’option de commencer sans avoir ces éléments de réassurance avec moi.

Je ressentais un fort syndrome de l’imposteur qui se matérialisait par beaucoup de doutes : qui allait me suivre en ayant si peu d’expérience ?
Qu’allais-je pouvoir accomplir en étant seule ? Les femmes sont souvent le plus touchées par le syndrome de l’imposteur. Alors qui allait me faire confiance en tant que jeune femme entrepreneure ? 
Dans cet article, je m’interroge sur le syndrome de l’imposteur chez les femmes.

 Après 4 ans d’expérience professionnelle je me suis retrouvée face à un constat : je pouvais rajouter beaucoup d’éléments sur cette liste de compétences et expériences requises, la seule chose qui fait que l’on est un·e entrepreneur·e, c’est ce que l’on entreprend. Rien de plus

Est-ce que mes journées sont consacrées au développement de mon projet ? Ou est-ce que chaque jour je me lève dans le confort du CDI à me préparer à entreprendre ?

Un·e entrepreneur·e pose des petites pierres chaque jour, pour le développement de son projet, de sa vision des choses, peu importe son expérience passée, et sa crédibilité à le faire. Alors j’ai demandé à partir de mon job plus tôt que prévu, parce qu’une fois que j’avais fait ce constat, le fait d’être dans l’attente était devenu trop insupportable

En sautant le pas, en commençant à entreprendre, mon sentiment de légitimité a alors grandi de l’intérieur, un peu plus chaque jour et m’a alors permis d’accomplir mes projets. Je vous invite à lire mes 3 conseils pour dépasser votre syndrome de l’imposteur.

Mes 3 conseils pour vous sentir plus légitime :

  • Votre cerveau vous joue des tours ! Si vous pensez que vous n’êtes pas légitime, il trouvera toutes les raisons de vous faire croire que vous ne l’êtes pas. Il est nécessaire à un moment d’”éteindre le cerveau” pour entrer dans l’action. Vous confronter à ce qui vous fait peur est le seul moyen de créer votre légitimité.

  • Élargissez votre zone de référence : j’ai fait l’erreur de ne regarder que le bout de mon nez et je ne suis pas allée chercher d’autres modèles d’entrepreneurs, alors qu’ils existaient déjà bel et bien ! Si j’avais fait l’effort d’écouter des podcasts, développer mon réseau et lire des histoires d’entrepreneurs différents, j’aurais compris que je n’avais pas à m’enfermer dans cette vision réductrice de l’homme entrepreneur qui a sort d’un cabinet de conseil en stratégie. 

  • Prenez conscience des projections des autres et de l’impact qu’elles ont sur vous. Vous n’êtes pas responsable des valeurs que votre famille vous transmet, en revanche vous êtes responsable du fait de ne pas les questionner. Pendant trop longtemps j’ai été prisonnière de l’appréhension au risque que mes parents m’avaient transmise. Quand il m’était possible de la remettre en question pour adopter une nouvelle approche, je me contentais de ce dont j’avais hérité, alors que ma responsabilité était de la questionner pour me demander si c’était la manière dont j’avais envie de vivre MA vie.

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