Syndrome de l’imposteur : pourquoi les femmes sont plus touchées ?

Syndrome de l’imposteur : pourquoi les femmes sont plus touchées ?

Théorisé en 1978 par deux psychologues américaines Pauline Rose Clance et Suzanne Ament Imes, le syndrome de l’imposteur toucherait environ 70% de la population à un moment dans leur vie.

Le syndrome de l’imposteur c’est un sentiment tenace, un cercle vicieux où :

  • on ne se sent pas légitime
  • on a l’impression de ne pas mériter ses succès
  • on a peur d’être démasqué·e 

En bref, une mauvaise estime de soi qui a des répercussions psychologiques importantes tant au travail que dans la sphère personnelle.

Les femmes sont particulièrement sujettes au syndrome de l’imposteur, on vous propose de découvrir pourquoi dans cet article.

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Un manque de modèles féminins

Les temps changent, certes. Mais dans la culture populaire, les femmes sont régulièrement vues comme le “sexe faible”, les sensibles, celles que l’on doit protéger. Ça ne vient pas de nulle part : dès notre plus jeune âge, dans les contes et même dans les comédies romantiques qui construisent nos schémas sociaux, les femmes sont toujours sauvées par les hommes. Elles ne s’épanouissent QUE dans la sphère amoureuse et familiale.

L’idée selon laquelle des femmes peuvent faire carrière est d’ailleurs assez récente. Historiquement, le rôle des femmes se situe en dehors de la sphère professionnelle et ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que les femmes – alors réquisitionnées lorsque les hommes ont été mobilisés au front – voient dans l’activité professionnelle un moyen d’émancipation et de valorisation. 

C’est l’une des raisons pour lesquelles le monde du travail souffre d’un manque de modèles féminins. Notamment sur des postes à responsabilités. En 2020, l’étude américaine Women in the Workplace, menée par Lean In montre qu’aux États-Unis, pour 100 hommes recrutés dans des équipes et promus à des postes de cadres, seules 72 femmes l’étaient. Les postes de direction les plus hauts revenaient quant à eux à 62% des hommes et 38% des femmes. En Europe, la différence est moins marquée mais existe bel et bien.

Pour se sentir légitime, à sa place, on a besoin de modèles qui nous prouvent que c’est possible. Si plus de femmes étaient présidentes ou astronaute, les petites filles pourraient s’identifier à elles et y voir un projet de carrière possible.
Pour comprendre l’importance des modèles féminins, lire l’étude de cas de Camille : de chargée de communication à gérante d’un bar-café dans un petit village.

Des inégalités qui persistent

Le manque de représentation des femmes en milieu professionnel les rend plus vulnérables et les pousse à travailler deux fois plus pour faire leurs preuves. Beaucoup sont celles qui pensent que leurs succès sont dus à leur travail et non à leurs compétences. 

Mais ces pensées sont aussi soutenues par des inégalités hommes-femmes qui persistent dans le monde du travail. Je pense notamment aux inégalités salariales. Selon une étude de l’INSEE menée en 2020, les hommes gagnent 28,5% de plus que les femmes au cours de leur carrière. Un écart considérable qui entretient l’idée que le travail des hommes a plus de valeur que celui des femmes.

A compétences égales donc, le salaire est différent. Une bonne base pour développer le syndrome de l’imposteur. Mais des études montrent également que le comportement des femmes diffère dès le recrutement. En effet, une étude a montré que les femmes ont tendance à ne postuler que lorsque leur profil correspond à 100% aux attentes du poste. Les hommes postulent s’ils ont 60% des compétences requises. La plupart du temps, ils se placent en expert et apprennent sur le tas ! Le docteur Valérie Young, spécialiste américaine du phénomène déclare : ” Les femmes sont souvent obnubilées par l’obligation de se montrer compétentes et de s’investir corps et âme pour décrocher un poste là où les hommes tenteront leur chance tout naturellement en croyant en leur potentiel “.

La sous-représentation des femmes en milieu professionnel et le manque de valorisation de leurs compétences crée un système de pensée selon lequel le monde du travail est un milieu où les femmes doivent faire leurs preuves. Et dans lequel elles sont donc fatalement illégitimes. 

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Les femmes peuvent développer leur confiance en elles !

Mais je ne veux pas faire de généralités ; les hommes sont eux aussi touchés par le syndrome de l’imposteur. Or nous avons vu que ce syndrome touchait particulièrement les minorités. Heureusement, le syndrome de l’imposteur n’est pas une fatalité. Et en dehors des inégalités contre lesquelles on peut lutter (l’égalité des chances et des salaires par exemple), on peut aussi agir à son échelle pour booster sa confiance en soi. On peut :

  • changer son référentiel de réussite et définir sa propre valeur. Cela permet de ne pas s’en remettre au jugement des autres pour s’attribuer des réussites. Et ça change tout !
  • mettre le holà sur le perfectionnisme et accepter ses erreurs
  • apprendre à être indulgent avec soi-même. Lors des bilans de compétences, je ne compte pas le nombre de femmes qui parlent d’elles en termes négatifs. Adopter un langage positif est déjà un grand pas…
  • accepter les compliments et comprendre que si on en est arrivé là, c’est uniquement grâce à nos compétences et notre talent !

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